Pourquoi il faut miser sur les services publics de transport : l'intervention d'Alexandre Basquin
Dans le cadre du débat sur le projet de loi-cadre relatif au développement des transports, Alexandre Basquin a jugé la loi « très décevante » et appelé à stopper le démantèlement des services publics de transport, impératif social et écologique.

Dans le cadre du débat sur le projet de loi-cadre relatif au développement des transports, Alexandre Basquin a jugé le texte « très décevant » : « Nous attendions des mesures concrètes, un droit effectif à la mobilité pour toutes et tous. Il n'y a pas d'engagements réels ou de date précise. Cela restera une loi d'affichage. »
Le sénateur a rappelé que de nouvelles recettes sont possibles : meilleure modulation du versement mobilité, taxes renforcées sur les bureaux en Île-de-France, fléchage de la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques). Mais avant tout, « l'État doit être au rendez-vous aux côtés des AOM, des collectivités locales et des usagers ».
Alexandre Basquin a dénoncé un projet de loi « bien trop lacunaire » : « Il n'y a rien de structurant sur la régénération des petites lignes, rien sur les trains de nuit, rien sur un véritable plan vélo, rien sur le fret ferroviaire et fluvial. À l'heure où le prix de l'essence flambe et où l'on constate les effets dévastateurs du changement climatique, il faut miser sur les transports collectifs. C'est un impératif social et écologique. »
Le sénateur a tracé une « ligne rouge » : la proposition d'indexation des tarifs sur l'inflation, qui ferait peser une nouvelle charge sur les usagers. Pour lui, ce projet de loi s'inscrit dans la droite ligne de l'ouverture à la concurrence et de la privatisation, que le groupe CRCE-K ne cesse de dénoncer. « Il faut stopper ce démantèlement des services publics de transport ! »
